Matin gris, Matin clair.
Hier il faisait très gris dehors
Comme pour un jour des morts
C’est pourquoi les passants
Étaient encore absents.
J’arpentais, solitaire,
Les rues et les allées
Vers des espaces verts
Aux pelouses esseulées.
Les pivoines étaient ternes
Les coquelicots en berne
Et le platane géant
Frémissait tristement.
Dans ma rue les tilleuls
Malgré leur beau feuillage
Avaient tous l’air en deuil
D’un ciel bleu, sans nuage.
Mais il est arrivé
Ce matin au lever
Du soleil et sur l’heure
Reviennent les couleurs.
Les oiseaux d'un son pur
Rechantent dans les ramures
Sans charmer les passants
Qui fixent leurs écrans.
Trop vite j'ai crié victoire.
Il se met à pleuvoir
JB
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