Mon beau sapin.
Que de sapins tués lors des fêtes de Noël !
Ils sont plantés pour ça et donc, tous condamnés,
Dès l’âge requis atteint, à se faire tronçonner
Pour être célébrés par de joyeux fidèles.
Ce « roi des forêts » dont on encense la parure
Est traité avec une cruelle désinvolture.
On le pare, une fois mort, de dorures splendides
Sans penser qu’on a commis un « sapinocide ».
On en coupe chaque année sur des milliers d’hectares
Et l’on replante très vite ceux qui, huit ans plus tard,
Seront tous liquidés sans aucune exception
Pour combler notre égocentrique vénération.
Les fêtes sont passées et les voici gisants
Dans les parcs et les rues au milieu des ordures
Jetés là, sans remord, ils font triste figure
Au pied des passants devenus indifférents.
JB
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