Promenade sous la neige
Froid vif dans la pénombre du petit matin.
Des rues presque désertes, des passants engoncés
Dans leur épais veston ou leur parka foncée
Et des chiens en laisse, vêtus comme des bambins,
De bustiers plus chauds que les hardes du sans-logis.
Sur une grille d’aération du métro, il gît,
Couvert d’un blanc linceul, sous la neige qui tombe,
Telles ces statues sculptées sur de célèbres tombes.
Un silence ouaté règne dans les parages.
Le trottoir étouffe un claquement de talons
Et la chaussée le bruit de la circulation.
De féériques flocons caressent mon visage.
La cloche de l’église, d’ordinaire impérieuse,
Est, ce matin, presque aussi douce qu’une berceuse.
Viva ! JB
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