Une parcelle d’éternité
Cette bleuité depuis le début du printemps
Je ne l’ai vue qu’une seule fois et c’est aujourd’hui
« Juste » trône en majesté dans son site verdoyant
Sous ce bleu de cocagne si pur qu’il en reluit.
Distant des conflits qui hantent l’actualité,
Je me suis rarement senti aussi placide.
Près du grand platane je hume avec volupté,
Des pelouses qui verdissent, les senteurs acides.
Il s’y mêle, par moment, le parfum de ces fleurs
Qui enjolivent le parc de leurs vives couleurs.
Bercé par quelques merles et les trilles d’un pinson,
Je sombre en douceur, dans un petit roupillon
Qui me propulse à mille années-lumière d’ici,
Dans le ciel fort sombre d’une lointaine galaxie.
En ouvrant l’œil, je suis stupéfait de voir Juste
Pencher vers moi sa ramure et son tronc robuste.
En dix minutes j’ai parcouru l’éternité.
Me voici revenu sur le banc qui m’accueille
En train de contempler l’ouverture des feuilles
Du platane fétiche qui vient de m’envoûter.
Viva ! JB
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