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La divine équation.

Ce matin, aux environs de 6 heures, au moment où j’entrais, je présume, dans le sommeil paradoxal, j’ai fait un étrange rêve. J’étais dans une salle de classe, parmi des élèves d’un âge vénérable, en train de contempler un jeune mathématicien prodige qui était un autiste Asperger. Est-ce l’interview hier de Josef Schovanec sur « C’est à vous » qui a influencé mon subconscient ? Sans doute ! Bref, je vois donc ce surdoué, devant nos yeux fascinés, révéler sur le tableau noir, une longue équation, pleine de signes mathématiques, incompréhensibles pour le profane que je suis. Le point final frappé vigoureusement avec sa craie résonna dans ma tête. Le garçon se retourna et nous fixa de son bleu regard amusé. Sa bouche ne prononça aucune parole mais nous crûmes l’entendre murmurer : « Comment la trouvez vous, belle ou laide ? ».

- Inouïe ! Magnifique ! Splendide ! Merveilleuse ! s’exclamèrent quelques voix expertes dans l’assistance.

Je me demandais comment une série de signes parfaitement abscons pour l’être normal que je suis, pouvait susciter un tel enthousiasme. Je me souvins alors d’une émission qui m’avait fasciné sur la chaine Encyclo. Un mathématicien américain y racontait l’équation de Dirac, ce savant anglais, prix Nobel de Physique en 1933, qui découvrit sans qu’elle eût encore été signalée nulle part, et sans que lui-même n’en ait eu jusqu’alors la moindre idée, la fameuse ANTIMATIERE.

Et le conférencier de préciser : « Il ne pouvait pas s’être trompé, car son équation était belle ».

Là, j’eus vraiment le sentiment d’être un cuistre. Impossible pour mon cerveau ordinaire de discerner le moindre charme dans la fabuleuse intuition de Dirac que je soumets à votre jugement. ( voir image du haut)

Eh bien le héros de mon rêve avait fait encore mieux. Il avait, oui, il avait trouvé l’équation du mystère de la création. Plus besoin de grand collisionneur de hadron pour tenter de percer le secret du big-bang. Tout était là dans la longue suite de signes cabalistiques qui s’étalaient sur le tableau noir. Pour moi, c’était de l’hébreux et je lui demandais de m’expliquer la formule, qui, a en croire les connaisseurs autour de moi, avait la sonore et cosmique beauté du Bateau ivre. Hélas, ma chambre se trouve exactement au dessous de celle occupée par les enfants de la voisine, et c’était l’heure de leur réveil. Le plafond m’extirpa de mon rêve. J’entendis toute une série de big-bang mais ce n’était pas le bon.

A suivre donc !

La divine équation.La divine équation.
La divine équation.La divine équation.

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